1919 – 2019 LES ORIGINES

Ami Viquerat voit le jour le 14 mars 1888 à Combremont-le-Grand (VD). Dernier enfant jumeau d’une famille paysannne. Il perd son père alors qu’il n’a que 8 ans. Sa mère l’élève avec le soutien de ses frères et sœurs plus agés. Son frère jumeau décéde enfant.

Formé au métier de sellier-tapissier, il rejoint vers 1908, dans la banlieue parisienne, un de ses frères ainés, Ulysse, qui tient un bistro. Il y exerce son métier de sellier-tapissier et perfectionne sa formation. Vers 1910, il revient en Suisse, sur la Riviera. Son frère aîné John a repris le buffet de la gare de Chernex et plusieurs de ses frères et sœurs vivent dans la région.de création et de savoir-faire 2019

AMI À GAUCHE DE SON PÈRE, SON FRÈRE JUMEAU EST À SA DROITE

Il trouve d’abord un petit travail dans une laiterie à Vevey. C’est en livrant du lait qu’il fait la connaissance de Mathilde Rosset, ma grand-mère, qui travaille comme cuisinière et s’occupe des enfants de la famille Couvreux au Château de l’Aile.

Mathilde

Mathilde est l’une des trois filles d’un vigneron de Perroy. Avant de venir travailler à Vevey, elle a séjourné en Allemagne, s’occupant des enfants d’une famille.

Ami tombe amoureux de Mathilde. Elle a 20 ans, lui 22. C’est une jeune femme de caractère, sérieuse, à la tenue presque altière et elle n’est pas pressée de se marier.
Elle a déjà la tête dure des Rosset, dira-t-on en famille. Ami patiente et continue à la courtiser.

En Août 1914, la Première Guerre mondiale éclate. Ami, qui n’avait pas passé le recrutement en 1908 faute d’une cage thoracique suffisante, est engagé comme sellier à l’arsenal de Thoune.

Les débuts

En 1918, la guerre se termine et Ami revient sur

la Riviera. Il retourne surtout vers Mathilde qu’il n’a pas oubliée et n’a jamis cessé de courtiser. Ami est un homme patient et

persévérant et il est toujours amoureux.

Fin 1919, c’est le tournant. Mathilde accepte enfin de l’épouser. Il se marient le 20 décembre 1919. Simultanément, Ami décide d’ouvrir un commerce à Clarens, à la rue du Torrent N° 4 (actuellement le N° 26). C’est une petite boutique avec une vitrine et l’atelier à l’arrière. MATHILDE ROSSET VERS 1910 À VEVEY

1919 100 ans

Clarens, qui appartient à la commune du Châtelard, commence à se dévelop- per et se construire.

La baie de Clarens a été maîtrisée vers 1850 et ne menace plus le delta de ses débordements. La vigne et les vergers laissent progressivement la place à des constructions.

Sur la rive ouest de la baie, Emmanuel-Vincent Dubochet, enfant du pays qui a fait fortune à Paris en y installant l’éclairage au gaz, a construit entre 1874 et 1879 un ensemble de villas qui portent son nom. Elles servent de résidences de vacances à la clientèle aristocratique européenne.

Ami se lie d’amitié avec le gérant des villas, Monsieur de Brémont, qui le conseille.

Celui-ci commence à lui donner du travail pour leur entretien : mobilier à réparer et à compléter, matelas à refaire, rideaux confectionner et à poser.

Il commence aussi à se faire une clientèle et le travail ne manque pas


Il engage rapidement son coussin Edouard Viquerat et Monsieur de Siebenthal, un parent de Lilette, l’épouse d’Edouard.

D’autres tapissiers viennent compléter le petit atelier.

Lilette et Mathilde cousent les rideaux et couvre-lits et font la cuisine pour les hommes.

La première boutique

En 1920, la famille s’agrandit avec l’arrivée d’Elisabeth (18.10.1920), Jean-Louis (25.10.1921) et Irène (30.4.1923). La famillle vit à l’étroit dans l’arrière-boutique et la chambre attenante.

Fin novembre 1925, la famille et l’entreprise déménagent à deux pas, à la rue du Lac N° 37 (aujourd’hui N° 107). L’immeuble appartient, comme celui de la rue du Torrent, à l’hoirie Bovay, nom du confiseur et propriétaire qui occupait ces locaux avant-guerre.

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